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Biomécanique et Ergonomie

La Biomécanique

Elle allie des notions d’anatomie fonctionnelle et de physique des matériaux.

Parmi les nombreux paramètres qui conditionnent notre adaptation environnementale, la contrainte mécanique est primordiale. Le muscle permet la station debout et le mouvement grâce à ses propriétés:

  1. excitabilité : il réagit à un stimulus chimique par une onde électrique

  2. contractilité : ses myofibrilles se contractent

  3. extensibilité : il peut s’étirer

  4. élasticité: il reprend sa longueur initiale

  5. plasticité : il modifie sa structure en fonction de son utilisation principale

Sa composante active (ou contractile) est bien connue mais sa composante passive (élastique) l’est moins car elle concerne le tissu fibreux (aponévrotique) difficilement objectivable. La notion de raideur (ou souplesse) découle de ces propriétés élastiques qui confèrent des variables interindividuelles (individus raides ou souples) mais également des variables morpho-posturales: raideurs localisées, verrous fibreux, contractures vont perturber nos mouvements et provoquer des contraintes génératrices d’inflammation puis d’arthrose. Ces hypertonies ou rénitences sont palpées et idéalement traitées par les levées de tensions myo-aponévrotiques.

A l’inverse le fluage est le phénomène physique qui provoque la déformation irréversible et différée d’un tissus soumis à une contrainte prolongée, par exemple les paravertébraux dans la camptocormie.

L’Ergonomie

Les gestes et postures quotidiens en particulier au travail imposent diverses contraintes mécaniques répétées et durables auxquelles nous devons nous adapter. C’est la plasticité musculaire qui va permettre de devenir endurant ou bien résistant.  Lorsque les possibilités d’adaptation sont dépassées, appraissent des troubles musculo-squelettiques (TMS).
De la même manière l’activité sportive occasionne divers désagréments à imputer aux mouvements répétitifs qui sursollicitent certaines structures.

Trop souvent les tensions localisées sont rattachées aux notions de force et d’endurance au détriment de la mobilité et de la stabilité.

Les TMS étaient souvent attribuées à l’age mais c’est oublier notre capacité de régénération et nous réduire à un système mécanique inerte que d’invoquer la fatalité. Cette vision qui niait les notions de prévention et d’écologie coûte à la collectivité 1 milliard d’euros/an ce qui a conduit à la création récente du compte personnel de prévention de la pénibilité.

Une analyse précise des chaines musculaires sollicitées est indispensable pour permettre d’adapter le poste de travail et d’améliorer le geste.